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Le Royaume d'Espagne est en deuil. Après la déculottée face aux Pays-Bas(1-5), l'Espagne n'est pas parvenu à hausser son niveau de jeu contre le Chili d'Alexis Sanchez. Les Espagnols s'inclinent 0-2 sans aucune excuse possible. Les Chiliens étaient au-dessus, c'est tout. Comment peut-on passer à côté de sa Coupe du Monde de cette façon? Clairement, on aura beau chercher le coupable, cette désillusion ne provient pas d'un problème individuel, mais bien collectif. Encaissant plus de buts(7) dans ce Mondial que lors de leurs trois derniers titres(6), l'équipe toute entière a sombré. 

Chacun a sa part de responsabilité: un Casillas fébrile, un Xabi Alonso approximatif, un Ramos dépassé... Sans parler de l'erreur de casting qu'est Diego Costa. L'Espagne a gagné l'EURO 2012 sans avant-centre, pourquoi en mettre un, qui en plus n'est pas efficace? 

Face à une équipe du Chili ambitieuse et motivée, la Roja n'a pas été assez forte. La faute aussi à un mental trop faible, d'une équipe qui ne s'est toujours pas remis de son premier match. 

Voici les notes des joueurs:

Espagne

Casillas (3,5) : Il est temps de prendre sa retraite.

Azpilicueta (4) : Je viens de découvrir sur la feuille de match qu'il avait joué hier soir. Bon...

Ramos (5) : Le sauveur officiel du Real Madrid et de la sélection espagnole a encore voulu jouer au libérateur dans les dernières minutes, en tentant un ciseau dans la surface chilienne. Mais ça n'a pas marché. A la rue défensivement.

Javi Martinez(3) : Il a commencé le match avec une énorme pancarte dans le dos : remplaçant titulaire du défaillant Piqué. Finalement, c'était Piqué en pire: passivité, lenteur... 

Alba (3) : Cela fait deux ans qu'il prend tous ses adversaires de vitesse. Mais hier soir, il n'a même pas eu le temps de voir le Chilien lui passer sous le nez sur le premier but.

Busquets (4) : La seule fois qu'on l'a vu, c'est à la 52e minute, seul face au but chilien, pour une volée à côté. Il n'a pas rassuré au milieu de terrain.

Xabi Alonso(3) : Une véritable passoire défensivement, il ne s'est pas rattrapé par ses ouvertures millimétrées qu'on lui connaît. C'est même lui qui perd la balle sur le premier but, d'une passe ratée.

Iniesta (7) : Le seul à surnager dans l'effectif espagnol et à prendre des risques, avec toujours aussi peu de déchets. Même sans Xavi, Andrès est resté digne : faire le une sans trouver le deux, c'est quand même mieux que de ne rien faire. C'est l'unique joueur espagnol qui a su rester serein quand son équipe sombrait.

Silva (5) : Assez bon au départ, il a fini par se cacher quand son équipe allait mal, à l'inverse d'Iniesta. Lâche...

Pedro (4) : Il n'a pas su faire ce qu'il fait d'habitude: déborder. Une soirée difficile pour Pedro.

Diego Costa(0,5) : Je n'aime pas mettre 0.

Chili

Bravo (7,5) : 31 dégagements directs dans les gants de Casillas. Le nouveau gardien du barça a tout arrêté, de toutes les manières: à l'horizontale, dans les airs, par le torse face à Silva... Une valeur sûre.

Jara (5,5) : Solide tout au long de la rencontre, il n'a pas non plus été exeptionnel.

Silva (6) : Pris en défaut une seule fois, lorsque Diego Costa s'est essayé à sa seule frappe. Pour le reste, une défense de haute volée.

Medel (8) : Physiquement impressionnant, il n'a fait que courir. Mais il l'a bien fait. Un vrai rempart.

Mena (6) : Il a commencé par quelques relances douteuses, avant de se mettre dans le ton chilien, en dégoutant Pedro et Azpilicueta sur son côté gauche.

Aránguiz (7) : Il a joué intelligemment tout au long de la rencontre, donnant tout ce qu'il avait. Il parvient à marquer le second but, au bout de son effort.

Díaz (6) : Comme un chien à la récupération, il a courru après tout le milieu de terrain espagnol.

Isla (6,5) : Incontournable dans cette équipe du Chili, avalant les kilomètres sur son couloir droit. On ne peut pas lui en vouloir d'avoir raté le 3-0, tellement il a brillé. 

Vidal (7) : Vidal a encore montré que, s'il n'est pas considéré comme le meilleur milieu de terrain du monde, c'est sans doute parce qu'il est chilien et non argentin ou brésilien. Omniprésent, il a impulsé le rythme du match. 

Vargas (7) : À la finition sur le premier but, sans s'affoler, et le reste du temps, un pressing fantastique : moins spectaculaire que son collègue Alexis Sanchez, Vargas n'en est pas moins magnifique. 

Alexis Sánchez (8) : Il a couru comme un fou, délivrant plusieurs passes de classe mondiale, notamment celle du premier but. L'homme fort de cette équipe du Chili a convaincu.